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340 ML

340ml / Sorry for the delay / bi-pole

En l’an 2000, Demi-finale du « Battle of The bands », célèbre tremplin sud-africain, quatre musiciens, dont Paulo et Tiago (futurs membres de Tumi and the volume) s’apprêtent à brûler les planches. Problème : ils détestent leur nom de groupe (Ils se nomment Green Cow Effect au début de la compétition, Fun With Electronics pour les 1/4 de finale puis Pre Tuned System en demi-finale). En finale, une canette de soda récupérée dans le frigo des loges livre la solution. Pourquoi pas 340 ML (sa contenance) ? 
Ce jour-là, s’ils ne remportent pas la compétition, un article dithyrambique salue « 340 ML » (1.05oz en mesure locale).

Retour sur la petite histoire:
tout a commencé au Mozambique. Ils écument à l’adolescence les scènes de Maputo dans leurs "bands" respectifs, avant de faire comme tout le monde (?) un voyage vers Johannesburg pour leurs études. Dans la cité ils associent leurs talents, puis sortent leur premier album Moving en 2003, album de dub. Cinq ans plus tard, ils reviennent avec Sorry for the Delay (« Désolé pour le retard »), preuve qu'ils sont un tantinet conscients, 60 mois pour réaliser un album, ils ne sont à priori pas payés à la pièce. Loin des clichés des musiques urbaines, worlds ou Anglos saxonnes, la formation bigarrée allie Dub, ska, reggae ou jazz, et les passe à la moulinette. Couronné de récompenses en Afrique du Sud, (six nominations aux South African Music Awards 2009) le disque sort sous nos latitudes en octobre prochain profitant du Télérama Dub festival pour tourner dans quelques salles hexagonales et fonde une partie de la nouvelle culture musicale du sud du sud, enterrant un peu plus l'initiateur du faire savoir sud africain, en l'espèce Johnny Clegg, par sa modernité et sa "mondialité".
Si on vous pose maintenant la question : quelle est la contenance d'une canette sud africaine, prenez 5 ans pour répondre, bredouillez une excuse et foncez vous rafraichir sur scène !
Merci à Anne-Laure Lemancel / Mondomix pour l'inspiration nocturne de cette kro !

WMC

WASHING MACHINE CIE / Nutty as a fruitcake / trolls prod - rue stendhal

Pour cette fois on va rester presque locaux. Un tour chez les voisins Francs-Comtois avec les Washing Machine Cie. Un nième petit groupe comme diront certains, sauf que là nous avons à faire avec une petite grande pointure qui a faim et des grands yeux !
Créé en 2004, les WMC écument les lieux de concert de Franche-Comté. A l'automne 2006, The WMC sort son premier album Ladies and gentlemen distribué nationalement. Le pilote dans l'avion s'appelle Amandine (chant), et est suivie par Anthoneunch (batterie), Miflox (harmonicas), MC Bolby (guitares) ainsi que Djo à la basse (nouvelle recrue plus récente - mais ça ne devrait pas vous handicaper pour la suite !). Beaucoup de concerts plus tard, en partie grâce à la participation au projet peace and lobe, la formation a acquis une solide expérience scénique et surtout une forte envie d'en découdre avec un nouvel album.
le premier sympathique reste quelque peu discret et noyé dans la production nationale.
faut reconnaitre que de tenter de jouer blues rock depuis dole ou Besançon, fait craindre une belle impasse...
Sauf que là, non ! Que nenni, tout le monde s'y met, look compris mais surtout rien de ringard, pas de tentative de néo kek chose, de post truc ou bidule, nan, rien que du véridique et surtout du moderne. Porté par l'envie et l'enthousiasme, les WMC s'active sur cet opus à ressusciter le genre.
Ou du moins à y mettre ce qu'il faut pour que ça sonne vrai et juste.
Ouf, ils y parviennent, et avec un brio certains qui fait plaisir à entendre... Il y a des chances pour que les frontières de leur pays natal deviennent vite trop étroites à leur célébrité.
« Parfois industrielle et fiévreuse, parfois rustique et sauvage, la musique des WMC est faite de rock lourd, impulsif, de blues sulfureux ou encore d’atmosphère plus roots, faisant appel aux démons des work songs, aux marécages d’Alabama… Ces cinq "Fabulous Travellers" vous embarqueront dans un voyage aux cadences lancinantes pour un retour aux racines du rock n'roll. » (Sic leur site !)
On peut juste regretter que faute sans doute de moyens (pécuniaires peut être) la production de l'album souffre d'une petite approximation de mixage et de finition, donnant parfois l'impression d'avoir été finie à l'arrache ou bricolée...
Ca n'empêche pas l'amateur de prendre plaisir à l'écoute mais patience avant tout, l'objet de vos désirs ne sera en magasin que le 6 septembre prochain, donc ne vous reste qu'à tenter de déguster sur le net via leur myspace...

http://www.myspace.com/thewashingmachinecie

rubik

RUBIK - Dada Bandits / Talitres / Differ-Ant

Cap nord au pays des 10 000 lacs : 8 finlandais d'Helsinki et leur manifeste flamboyant de pop foutraque. Leurs compositions empruntent les montagnes russes, adoptent les fractures et brisent les codes. Porteurs des plus grands espoirs de la scène finlandaise indépendante dès leur début, Rubik. En première partie de Mogwai ou Autechre sur les diverses scènes du monde, ils y ont empruntés les recherches sonores poussées tout en gardant un esprit très pop parfaitement écoutable, pour qui ne réclame pas la soupe commerciale en boite fournie par de nombreuses formations internationales. Kaléidoscope de découvertes musicales, équation jubilatoire de leurs diverses influences, leur musique ouvre tour à tour différentes fenêtres : exubérante puis intimiste, mélodique puis bruitiste, arty puis lyrique soutenue par une grande variété d’instrument (guitares, basse, synthétiseurs planants, tambours, cuivres, chœurs hypnotiques) et par des arrangements à tiroir.
Leur nom vient tout droit du fameux cube inventé par un Hongrois dans les années 80. Y voir qu’à partir d’une disposition mélangée on peut revenir à 6 faces identiques leur a inspiré sans doute une partie de leur musique est plutôt fumeux et freudien mais nul doute qu’ils sont plutôt comme des chats, et retombent toujours sur leur pattes. Bancale voir totalement déglinguée, leur façon de jouer, de changer d’instrument évoque la fraicheur et une certaine spontanéité… Mais en plus c’est toujours harmonique et mélodique.
Au point de rester dans le crane un temps certain après l’écoute.

Maintenant, l’approche n’est pas toujours facile au premier jet pour qui  n’est pas habitué au rock déstructuré, l’oreille attend ce qui n’arrive jamais mais n’est jamais agressée !

Fortiches ces bandits !

A suivre donc et viiiite…

 

HIGHTONE

HIGH TONE / OUTBACK / jarring effect (double album)
www.hightone.org/

Héritiers irrévérencieux de Lee Scrach Perry, biberonnés au rock steady le plus roots auxquels ils accommodent leur univers où s'entrechoquent cordes, percussions et samples, les High Tone jouent depuis plus de 10 ans l'école buissonnière de la scène dub française. L'école buissonnière, c'est le nouveau souffle pour emprunter des chemins de traverse, à puiser dans la tradition et les codes musicaux une voix singulière, prompte à satisfaire les puristes et à attirer les cousins germains de l'électro et de la world. « Les racines, c'est (aussi) ce qu'on en fait » : tel pourrait être l'adage de ce quintet lyonnais qui s'affranchit de la tutelle parfois encombrante de la recherche d'un son "vintage" pour emmener le dub classique sur les rivages de métissages inattendus. Plutôt que la médiation des machines, les cinq Tone ont fait le choix d'une formation live guitares / basse / batterie / DJ / claviers pour donner à leur son cette texture organique.

Au cours des années et des albums (six dont 5 originaux à ce jour depuis 1997), et des cross-overs avec d'autres pointures de la scène dub tels que Zenzile (zentone), Improvisators Dub (Highvisators), Kaly Live Dub. (Kaltone), Wangtone collaboration avec le DJ chinois Wang Leï.  High Tone a laissé entrer dans son dub distorsions soniques, gimmicks hip hop, rythmiques down tempo pour affirmer un son reconnaissable entre tous. Un parcours artistique où la prise de risques côtoie une efficacité indéniable et une adhésion publique renforcée par des lives monumentaux, appuyés par un univers graphique racé (par un des membres de Komplex Kapharnaüm, collectif artistique de rue qui métamorphose l'espace urbain avec maestria). Un parcours très proche des "presque-jumeaux" Ezekiel (également signés sur le label Jarring Effects), avec qui ils partagent l'étendard d'un dub français hybride et hypnotisant, riche et rigoureux.

Cette nouvelle production ne dérive pas de cette présentation détaillée du groupe Lyonnais : on ajoutera que sur out back, les partis pris sont encore plus marqués, parfois hip hop, parfois plus trip hop (un style hass been sur le retour ?) rock sombre et bien sur dub !

Une seule raison à cela : le double album (triple vinyl !) avec une face pile et une face face, en résumé, une visite en règle des sonorités dub modernisées à souhait, sortie des règles qui l’ont un peu étouffé puis le côté innovant avec des recherches sonores encore plus avancées. Pour faire moins simple, un dub old school moderne, travaillé au corps pour le plaisir de croiser des sons urbains modernes et qui comme disent les hightoniens fidèles, tabasse dru !

A bon entendeur, vous pourrez récupérer des exemplaires de l’album en mettant votre oreille sur notre antenne...
La High Tone "touch" est résolument en marche.

(Merci à Xavier Queron) 

NOUVEL R / Tout va bien / Discograph…
www.nouvelr.fr/ 

Deux exceptions pour ce début d’été ! Enfin ! Dirons certains, pas l’été, mais le sujet …
Du hip hop dans cette rubrique ça cache quelque chose, pas courant, peux être un orage violent qui a fait pêter les plombs au chroniqueur… Seul le premier opus de Kenny Arkana avait eu l’honneur de poser son album ici même !
Blooob ! 
C’est quoi donc qui a frappé le zozo rédacteur ici même ? Un passage en rase motte de la comète de Halley ?
Heu, pas besoin non plus besoin de mon avocat !
Non juste que parfois il arrive que dans la marée de hip hop insipide qui nous envahit en permanence certains groupes sortent sérieusement du lot !

Originaires d’Angers, la discrète région Angevine fournit à notre hexagone une bonne part des groupes originaux et innovants,  Ezekiel n.d.l.r., la formation combinée de plusieurs activistes du achipé -  achopé se permet de tutoyer les sommets. Oserais-je une comparaison avec leur illustre père IAM ?

Si je l’ose ! Parfois même d’un des MC’s (un des quatre) rejoint les vocalises d’Akhenaton – sans compter l’écriture comme dans Chassilly night Fever où l’inspiration de « Danse le Mia » est plus que présente…
Bah oui, en plus le human beatbox signé Ezra, un roi international du sujet, en remet une couche et si on y ajoute une recherche instrumentale incontestable, un groupe de hip-hop avec une basse, ce n’est pas rien… on touche à la perfection. Pour preuve une cherchant sur le net à grappiller quelques infos, rares en l’occurrence, personne ne semble vouloir les chroniquer, il est vrai que dans le style ça ne doit pas brancher les sky machins, on tombe sur un couplage pour le moins séduisant, une vidéo courte de la rencontre avec Sollillaquists of Sound, association qui tombe pil-poil (Merci au Programmateur du Chabada – Angers) d’y avoir penser, cette formation Floridienne, certes plus groovy car surtout plus féminine a une approche semblable du hip hop, certainement la plus séduisante et la plus chaleureuse du moment, autrement dit une légère fusion avec les autres styles des musiques urbaines comme la drum & bass, la soul, l’électro (par les claviers) et un peu le rock (par la basse assez présente). Ajoutons des textes empreints d’humour et d’auto dérision, un poil sexy aussi ou engagées et la boucle est bouclée. Normalement cela devrait laisser des traces pour peu qu’il reste des amateurs de Hip hop véridiques en France.
Ne pas avoir cet album pour un amateur de musique serait un crime de lèse majesté, dans quelques années on devrait les classer dans les classiques comme IAM, NTM, la Rumeur et quelques très rares autres. Signe indubitable d’une qualité certaine, ils tournent pas mal à l’étranger tout en ayant un chant en français, c’est dire si le groove fournit par les 7 angevins fait passer le frisson…

J’oubliais la seconde exception notée en début de chronique, l’album est un peu sorti depuis un bail, mars 2010 dans les bacs…
Désolé les gars, je suis à l’amende, quoique préférant l’amande…

BOOGERS

BOOGER/ AS CLEAN AS POSSIBLE / AT HOME

Voilà un jeune homme issu tout droit de la région Tourangelle, de notre radio consœur « Radio BETON ».
« Crotte de nez » tel est son pseudo, (traduit de l’anglais). Un album foutraque au possible comme on peut difficilement les imaginer plus tordus.

Rassurez vous, vous ne comprendrez certainement pas grand-chose aux paroles, c’est en anglais, et en plus ce n’est pas un auteur à texte, chante partiellement faux, du moins pas juste juste. En clair, évitez de chercher un sens derrière ses paroles, elles sont là sans doute plus pour illustrer le coté déjanté du jeune homme que pour faire passer un message…
D’ailleurs il joue plus sur la musicalité des paroles en samplant des discours plutôt que là encore sur leur sens proprement dit mais bon peut être que d’une façon subliminale ?

Electro ? Rock ? Pop ? Voir plus si affinités, un titre, presque un style à chaque fois. Diantre dirons nous, voilà quelqu’un qui ose semez la zizanie chez son auditoire. Ne pas enfiler les titres tels Pink Floyd, avec une logique implacable dans l’ordre de diffusion. Voilà le vrai ami du Mp3 mode lecture aléatoire. Un artiste de la génération i-pod peut être…

En tous cas vous avez envie d’une bouffée d’air pur, de productions impeccables malgré le côté bazar musical, Rémy Bricka de la machine à la rock attitude, qui invite toute la scène indé dans ses compositions et ses influences.

Si vous êtes prompt à réagir, vous pourrez peut être en profiter à l’antenne voir nous quémander quelques exemplaires du disque (vous savez ce truc avec un trou au milieu, que beaucoup passe leur temps à graver, avec autour une pochette et tout plein de choses à regarder, lire, étudier).
Un bien beau printemps en perspective…

BEAST

BEAST/ - / AVALANCHE-UNIVERSAL
www.beastsound.net 

Ca faisait un bail que le Canada n’avait pas traversé nos colonnes… Retour en fanfare encore une fois, le froid active peut être l’originalité ou du moins la créativité. En tout cas, ce duo un tantinet anachronique ou hors normes provoque encore une fois l’émotion, la surprise ou la transgression (rayer les mots inutiles).
Le groupe est formé de la chanteuse Betty Bonifassi (Les Triplettes de Belleville, Champion…) et du compositeur Jean-Phi Goncalves (Lauryn Hill, entre autre). Ils sont Disque d’Or au Canada, et débarquent ce printemps sur nos terres, entre autre par un passage à Bourges encore plutôt inconnus et sous forme de révélation !
Auteur de carambolages en série entre soul, hip hop, électro, rock et jazz, le groupe inspire immédiatement un rapprochement avec Massive Attack. A l’écoute on ne peut que comparer leurs univers. A un détail près et non des moindres, autant Massive Attack est plutôt froid, autant celui-ci est à la fois chaleureux, parfois posé, parfois inutile (quelques titres sur album en particulier) et souvent entrainant énergique sans agressivité. La formation venue du pays de l’hiver vous plonge immédiatement dans un mélange « trip-rock-soul ». Saccadé comme du hip hop, entêtant comme du breakbeat, parfois énervé comme du rock, planant comme du tripop, BEAST expérimente, remanie et détourne les bases tout ce qui se trouve sous sa main. Enfin détourne est peut être excessif, il suffit parfois d’un peu de créativité et ce qui semble si facile devient vite un exercice de style. La voix de Madame y est aussi pour quelque chose, proche des intonations de Gossip, souvent soul, chaude à souhait et inclassable lorsque jean-phi ouvre la machine à bidouille.  
Trafiquer les sons semble aussi une seconde nature pour jean phi. Du coup d’inclassable l’album risque vite de devenir un must par sa chaleur, l’électro-soul-rock à poser dans les soirées entre amis et irrémédiablement le salon devient le dance-floor qui va bien… (Pensez à inviter les voisins…).
A écouter fort sinon vous ne profiterez jamais de toute la créativité de la formation et surtout à réécouter souvent… et puis un album qui commence par Devil et finit par Satan, ça tend à développer l’intérêt !

THE ELDERBERRIES

THE ELDERBERRIES / IGNORANCE AND BLISS / DISCOGRAPH
www.myspace.com/theelderberries

Quand le meilleur du rock français nous vient tout droit de la perfide Albion
Bah oui, un français c’est baguette-béret-calendos, non ?
Alors un british c’est forcement férocement rock‘n roll, non ? Donc mettez un rockeur made in UK en France et vous obtenez un Auvergnat (ha ha…) rockeur.
- Tiens pas vu venir celle là ! -, bref, si vous assemblez 3 british en goguette à Clermont Ferrand, (ajoutez y un canadien pour le fun et pas l’accent), finissez le tout surchauffé avec un pur produit local et vous obtenez The Elderberries.. 
Groupe Rock Clermontois, (y’a pas que Michelin là-bas, déjà dis, et encore redis, l’autre ville du rock se défend plutôt bien !) né dans une cour d’école ou plutôt de lycée, et bien né même car dès le premier album, le buzz s’est fait, bon le papa du batteur a quand même un petit carnet d’adresse et une certaine touche (il bosse pour Daniel Darc, Murat…) mais en fait grâce à l’adaptation d’une partie de leur premier opus en guise de BO de film !

Perso, je vous avoue que le film m’est plutôt passé au large (qui a dit pas que celui là ?) et que les Elderberries ont plus retenu mon attention par le côté rock purzédur lié à leurs influences très 70’s de leur début. Comme quoi, avant Nirvana, il y a eu un monde… Ceci étant, leur sortie de l’œuf est plus proche de nous avec un album tout neuf et daté il est vrai de 2009 (mars pour la sortie officielle) mais pas encore usé car en plus revisité en version acoustique en novembre 2009. (Et c’est là en général que « le promo maison de disques » vous en fait des tonnes du genre : « c’est dans cette version dépouillée que le chanteur exprime toute la puissance de sa voix et que l’on découvre toutes les subtilités et la finesse des compositions du groupe). Certes, certes… mais bon nous aime aussi quand même quand ça envoi du bois sans modération.

Sur la version électrique, il va s’en dire, les influences initiales Heavy-métööl genre AC / DC voir Creedence clearwater ont disparues pour laisser la place à un genre qui n’ose plus son nom aujourd’hui, la power pop. (Sans savoir si c’est à cause du mot pop …), par contre la pilosité sub-nasale est devenue une marque de fabrique… Avis aux amateurs…

Donc :
1° Vous avez échappé à la sanguinolente épidémie de H1n1
2° Vous aimez l’énergie pure jus sur scène
3° Vous êtes dispo le 26 février à Montbard – rattrapage au Moulin de Brainans le 27 -
Donc vous êtes mur pour un concert…

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VAMPIRE WEEK-END / CONTRA / XL BEGGARS-NAIVE
www.vampireweekend.com 

« Les New Yorkais de Vampire Weekend sont sans conteste le groupe dont on parle le plus en ce début d'année. Et pour cause : deux ans après l'immense succès de leur premier album éponyme, ils reviennent sur le devant de la scène pour le test toujours difficile du deuxième album » sic.
Bon là, j’avoue ce n’est pas moi qui l’a écrit à la base, je pompe honteusement mais comme j’aurais mis les mêmes points sur les mêmes « i », j’en profite… Na !
Revenons à nos moutons, ou plutôt à vos oreilles…
Pour commencer, New York est en pleine forme avec ces zozos, capables de mélanger des sonorités improbables (genre clavecins + violons + batterie, percus façon steel-drum), des références les plus 70’s (Simon & Garfunkel +/- caribéennes (!) et des chants un tantinet « voix de castra »).
Déjantés vous dit-on ! 

Ben oui encore plus si on considère qu’il est fondamentalement impossible de trouver quel titre dépasse l’autre, on inversement enfonce l’autre. Non pas que la composition globale soit potentiellement historique, voir millénaire mais plutôt parce que l’addiction peut arriver rapidement si on n’y prend pas garde, des mélodies presque enfantines, des rythmiques façons je me déhanche sans m’en rendre compte, simplement « parce que ». Il se dit que le bon Hip-hop est celui qui fait hocher la tête en tempo sans y faire attention, on pourra dire en ces temps où il est commun de certifier que la soupe inonde le monde que le bon rock est celui qui fait taper des pieds en rythme tout en hochant de la tête d’un air convaincu !

Pour résister à la morosité ambiante, vous pouvez donc allègrement vous fourrez la tête sous la couette, relire guerre et paix pour passer le temps, ou surtout, inviter Vampire Weekend en concert dans votre platine… En attendant qu’ils fassent les beaux jours des manifestations estivales à coup sur !
Résister = contra (Un contra était un guérillero contre-révolutionnaire opposé au mouvement sandiniste nicaraguayen), C.Q.F.D.
Petite info pour les amateurs, la photo de la pochette est une photo de 1983 de Kyrsten, donc pas la peine de rêver de la rencontrer avec le groupe ! (Un mythe tombe, aucun rapport avec le contenu musical, mais comme Contra est un parfait album, rien ne sert d’en faire trop)…
Écoutez-le, c’est un ordre …
 

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