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THE LOVE ME NOTS

THE LOVE ME NOTS / UPSIDEDOWNINSIDEOUT / BAD REPUTATION
http://www.myspace.com/luvmenots

Le mois précédent on vous a fait le coup du rock 60’s sauce française. Cette fois je vais vous la faire courte : on traverse l’atlantique, et droit vers Phoenix (cocorico, on a un groupe comme ça chez qui marche fort là-bas), puis on s’arrête. Bas oui fait chaud en Arizona… Une petite histoire d’amour plus tard et ce qui ne devait être qu’un bref side-Project devint un groupe entier. THE LOVE ME NOTS accouche de son troisième opus (c’est comme ça qu’on dit dans les bouquins de chroniques musicales.)
Superbe, vous n’aimez pas le rock, tant pis pour vous, vous ratez quelque chose. Les TLMN vous emportent tels des Bikinis Machine US vers la sauce piquante 60’s des premiers Mac do’. Un grand moment de Rocque en  Roll, de la musique de sauvages, certes, mais de bons sauvages. Je ne vous ferais pas de commentaires sur le look délibérément rétro de certains membres de la formation, ni sur la vois ce velour de la chanteuse, ni sur … Quand on aime, on ne mégote pas ! (Faites moi penser un jour à chroniquer un truc que je déteste…).
Forcement inspirés par les Whites Stripes, ils réussissent à nous les faire oublier, facilement, tellement les mélodies nous semblent naturelles et spontanés.
Deux gars, deux filles, une blonde une brune, - non ce n’est pas ABBA - , ça réussit à faire du ménage.
De l’orgue (Farfisa), à tout va, des riffs classiques, mais encore faut il les placer où il faut, du son mais pas trop pour ne pas faire n’importe quoi… On se surprend à écouter et à réécouter.
C’est vrai qu’en ce moment, un retour aux sources semble sensible, même si les machines remplacent parfois les instruments oldies devenus pièces de collection, il ne reste pas moins que le son est plus que moderne (le parallèle avec Bikinis Machine est d’actu), ce qui veut dire que ce ne sont pas vos parents Rolling Stones (heu..pas sur que ce soit la meilleur référence…) qui iront se faire un concert mais bien vous lecteurs d’jeuns… (Ha il y a aussi des parents qui lisent cette chronique ?).. Donc The Love Me Nots, groupe, tous publics sans aucun doute.
Sur ce je me remets un petit « YOU DON T KNOW A THING ABOUT ME » dans les feuilles histoires d’affronter les premiers frimas, il y a des coïncidences qui ne trompent jamais, voici du bois pour allumer vos soirées d’hiver.
 

CORDE BREVE

CORDE BREVE  - PREMIER ALBUM / VICIOUS CIRCLE / DISCOGRAPH
http://cordebreve.com

Vous avez une aversion assez compréhensible envers la chanson française de ces derniers temps, et voir plus ?  Vous ne supportez pas les voix féminines R’N’B’énisante bêlantes et surfacturées ?
J’ai ce qu’il vous faut en magasin. Ce n’est pas tombé des derniers flocons (héhé, au moment où je frappe ces mots, les premiers flocons tombent sur le centre de la Bourgogne, autant dire qu’il s’agit d’opportunisme, mais je m’égare…), non puisque l’album est tombé au début de l’automne mais de par son contenu plutôt naturellement intemporel.

Prenez Bordeaux, à priori ville Bourgeoise premier chic, grattez un peu et vous découvrirez un nid artistique qui tente de ravir à Clermont Ferrand le titre de la ville plus plus rock de France (Paris est hors jeu, puisque composé essentiellement de Provinciaux expat’).  Ajoutez une touche d’originalité et de projets undergrounds (les deux pas forcement toujours associés) et vous obtenez un nouveau projet pour Jon Smith en collaboration avec Charlotte Jubert au chant.

Mais de vos oreilles et de vos yeux ébahis dites-moi de quoi s’agit-il ? Et bien il s’agit de mettre en musique 11 poèmes du 19ème siècle, d’où le côte plutôt intemporel précité. Un choix aléatoire alliant écrivains connus et moins connus voir inconnus… Pour une fois je prends quelques caractères pour les citer : Oubli / Catulle Mendes,  Ici bas / Sully Prudhomme, Il pleure dans mon cœur / Paul Verlaine, le Nuit de Paris / Léon Vallade, Villanelle du Diable / Maurice Rollinat, Le conseil / Jean Moréas,La Valse / Sully Prudhomme,  Soir religieux / Emile Verhaeren, Himmel, grau und wochentäglich!... / Heinrich Heine, Saisons Brouillées / Léon Dierx,  Sonnet Morne / Jean Richepin.

Et c'est très réussi...
Une musicalité intemporelle allégée en glucide par cette voix douce quasi chuchotée mais parfois très haut perchée à la limite de la rupture façon Birkin... Ambiance très personnelle et intimiste tout au long des titres où comment se réapproprier les poèmes qui nous ont parfois torturés tout au long de notre scolarité. Un projet hors du temps, hors des modes, très mélodique, mélancolique, assez sombre, fait de compositions originales et d'arrangements efficaces.

Soyons francs aussi, cela n’animera pas les défilés de carnavals à venir mais vous fera regarder Verlaine sous un autre œil et pour une fois, vous ne pourrez pas contester le français approximatif de certains textes de variétés…
 

Gossip

THE GOSSIP / MUSIC FOR MEN / COLUMBIA
www.thegossipmusic.com

Vous avez raté “Standing in the way of control” ?  Vous ne raterez pas  Heavy Cross... Single pour le moins dévastateur du trio de l’Oregon - (ça fait toujours classe de citer l’origine de la formation, … comme si Portland était votre ville de shopping quotidien) – mené par la non-moins sexy chanteuse Beth Ditto au profil de fut de vin (plutôt coup de foudre que feuillette…).
Si si, en plus elle assume et a du coffre pour deux.

Bref le nouvel arrivage vous scotche d’entrée de jeu sauf si par nature vous tentez désespérément de faire des comparaisons avec d’autres formations. Là c’est sur, l’efficacité de l’album ne passe pas par une recherche Bjorkienne à faire grincer les dents mais par une stricte application des principes de base du rock qui marche : tu tapes fort, en rythme, tu fais danser par des mélodies où les accords sont calés au poil et en plus tu y mets toute ton énergie. Si d’aventure tu sors des rails, tu te plantes (qui vient de dire rock à textes français intello ?)

Que dire de cet album ? Qu’il va faire date ?  Sans doute, de toutes les façons il ne peut pas faire autrement sinon ça serait décevant, qu’il vaut mieux l’acheter car rares seront les radios ou télés à sortir du single, bah oui, il n’y a pas que le single qui peut vous intéresser, c’est le but de cette chronique, essayez par exemple « dimestore diamond » , « 2012 », ou « four letter love » au hasard…
Faut dire que pour le public aficionado des grandes messes en plein air, Gossip est l’attraction presque universelle. Bête de scène la chanteuse emmène son public avec sa voix rauque et soul mais pas seulement.

Demandez et vous serez servis… 

Pour ceux qui pleurent le défunt Michel pour ses performances scéniques, (au fait datées du XX nième siècle si je ne m’abuse) il reste à voir Mamzelle Ditto ! (Bon ok, un Moon Walking de sa part risque d’en surprendre plus d’un.)

J’oubliais, en passant chez Sony (ou Columbia, c’est kif) le trio (de l’Oregon… cd plus haut) s’est adjoint (ou on lui a collé ?) Rick Rubin à la production. (Beastie Boys, Red Hot cp…) du coup, aucune fausse note sur la longueur, linéarité obligée et cadrage strict... Espérons donc que le prochain (album) ne soit pas aseptisé directement par la prod…

le my-space qui va bien : www.myspace.com/gossipband

Ps : pour tous les fans de myspace-qui-ne-jurent-que-par-ce-réseau-d’amis pensez aussi souvent que possible à écouter du vrai son sorti d’album en format studio, genre au hasard Gossip, ça vous permettra de vous nettoyer les oreilles de la pâté fournie par cet espace musical et de faire la différence entre du raplapla mp3isé et du vrai son qui fait BOUM…
Désolé c’est un coup de chaud…

Bikini Machine

BIKINI MACHINE / THE FULL ALBUM / PLATINUM
http://www.myspace.com/bikinimachine 

Un vieux proverbe refait surface instantanément : c’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ! 

Issus du chaudron breton (RENNES) nos pas nouveaux sur scène accouchent de l’album français, (partiellement en anglais : 11 titres sur 12 – ce qui n’est pas mal pour les BM, « Où vont les cons ? » étant dans la langue de Molière) de la rentrée.

Nés de diverses formations des années 90, il  faut néanmoins allez pêcher dans les années Yéyé, (leur hommage à Dutronc a laissé des traces, ou bien est ce l’inverse ?) leur inspiration musicale des plus inspirée.
Produit en partie par Jon Spencer, pas moins, les 12 titres (sans rapport avec les salopards) s’enchainent comme un collier de perles des plus raffiné. (Chaaannnntââl, où avez-vous mis mon bikini ?).

Bref pur produit de la côte ouest (ndlr le centre de l’Armorique), le nouvel album claque comme un croisement improbable entre le rock insouciant des années 60 et la superproduction US où  tout tombe naturellement à force de placements précis.
C’est vrai qu’à force de nous refaire le coup de l’old school rock à chaque sortie de galettes (là ça vous place l’âge du capitaine, vu que maintenant avec la musique dématérialisée, ça va être dur de sortir quelque chose, à part des conneries…) les Bikini Machine parviennent sans  problème à polir l’objet sur toutes ses faces pour en faire un petit bijou.

Naturellement, vos oreilles vont être surprises par ces chatoiement très WHO parfois, un peu Rolling Stones époque Beatles, et aussi il faut le dire très Dutronc – jeune (le papa Jacques, pas le fiston), en pleine période Woodstock-revival on pourrait imaginer que c’est un petit coup markéting, mais pour qui suit la carrière des BM (2001 à nos jours) comprendra que ce n’est que la juste suite et l’évolution naturelle de la formation.

Et pour boucler la chose, s’il ne fallait retenir que deux titres histoires de résumer l’affaire, je vous proposerais bien Good Morning, single promo et Strange Day. Une fois en tête, je vous mets au défit d’en perdre une note… de la journée… 

Shane Cough

SHANE COUGH / NOW YOU SEE IT / ENRAGES PRODUCTIONS
www.myspace.com/shanecough 

Né à l’aube du millénaire, SC présente tout ce que la scène française peut avoir de contradictions : Chant en anglais, chanteuse charismatique, sons punks rocks déchirés, sonorités « métal industrielles électronisées » peu prisées de par chez nous… Bref, la quadrature du cercle ovale… 

On les verrait bien d’origine scandinave en regard de leur sonorité plus accrocheuses et rugueuses à souhait, mais non que nenni, et comme cette chronique est celle des apartés, j’en profite pour saluer l’effort linguistique de nos chanteurs, enfin de ceux qui bénéficient des podiums ici. Fini le temps des groupes Rock made in France chantant en anglais comme Jacques Delors. Si la qualité musicale grimpe aussi, l’expression dans la langue universelle (?????)  s’est grandement améliorée et la perception de la scène française par ces put*^ !§ d’étrangers qui peuplent nos belles frontières sera peut être moins sous le manteau de la ringardise...

Pourtant remarquées et remarquables, les prestations de ces Rennais (Putain encore des Bretons…, si jamais la Bretagne devient indépendante, il ne nous restera plus qu’à annexer la Belgique pour sauver la scène rock heptagonale ! Bah oui, manque un bout, donc un coté donc plus hexa mais hepta, non ?) restent dans l’ombre. De nombreux passages sur les festivals de découverte ne suffisent pas à faire décoller cette valeur sure du gros son made in France. Pourtant un changement de chanteuse plus tard, on semble voir apparaître le son Queenadrena bien de chez nous et toujours en anglais.

Energie, puissance, machines, tout y est ! Certains n’hésitent pas à franchir le pas de la comparaison avec Nine Ninch Nails… Rien que ça, (sans doute le fait de bretons) !
N’empêche, si ce n’est pas la comparaison qui saute aux oreilles de tous au premier abord, il n’en demeure pas mois que si nos compatriotes étaient moins timorés, on pourrait remplacer la marseillaise par un titre tous aussi guerrier du dernier opus que personne n’y verrait que du feu ! (Si j’en fais trop vous le dite…).

Bref, entre univers métal, gothique, - le noir vous va si bien dame Burn (ndlr : la chanteuse remplaçante de Marianne, tiens tiens…) – industriel, ça tape fort sur les bidons (bon ok, parfois plutôt des boucles électro mais ça sonne comme si…), et machines un tantinet infernales, que 666 ne refuserait pas d’ajouter à sa collection de jouets, l’écoute de l’album ne permet pas de douces rêveries sur la plage. (Prévenez vos voisins si d’aventures vous envisagez cette torture non agréée par la CIA à Guantanamo). Seulement on oublie vite que cette bande de furieux a le même passeport que JL Lahaye, Maxime L ou Michel S… et ce n’est pas plus mal…
Bref envie de faire du bruit dans un univers enfin pavé de bonnes intentions ? De pouvoir mélanger vos envies de dancefloor avec celles de mettre votre plus beau manteau ¾ black ? Ne vous reste donc plus qu’à vous ruez sur l’album, le savourez encore et encore et d’attendre un passage furieux sur une scène...
www.myspace.com/shanecough le site éponyme est pour l’heure aux abonnés absents !

Ben Harper

BENNOW HARPER and the recentless 7 / WHITE LIES FOR DARK TIMES / VIRGIN
www.benharper.com 

Oopss, non il ne s’agit pas d’une bizarrerie rédactionnelle, ni d’une erreur du rédacteur de cette chronique faite à la lumière de la bougie / sueur du front / bière tiède…
Ben HARPER and the Innocent Criminals is out, Ben HARPER and the recentless : welcome...
Nouvel année, nouvel album nouveau nom, nouvelle formation...

Revigoré par ce changement d’encadrement, Ben HARPER a décidé de quitter son registre folk blues gospel pour mettre quelques décibels de plus et quelques beats en plus dans ses rythmiques. Du coup le nouvel opus sonne plus franc, plus rock tout en conservant la marque de fabrique du mossieur… Chant et mélodies impeccables.

Ne partez pas dans l’autre sens, cela reste tout ce qu’il y a de plus abordable et agréable à l’écoute. Du grand Ben Harper sans doute, le virage de la renaissance, surtout pour nos oreilles. Foin de gospel endimanché dans des guitares très présentes, foin de folk du middle west bosstée. Les albums précédents sont souvent dans leur genre des pépites à ne jamais négliger, celui-ci apparaît comme celui d’une nouvelle ère, surchauffée, (c’est de circonstance). Parait même selon sa maison de disques (il en existe encore, je vous rassure) que l’album s’écoute d’un seul coup, comme un seul morceau. (Merci de sortir de la douche pour l’écouter ça fera des économies d’eau…).

Résumons donc le sujet : un nouvel entourage, un son plus ferme, des mélodies qui feront date tel ce « UP TO YOU NOW », hymne de l’album et sans doute tube interplanétaire…
A n’en pas douter, l’accueil qui lui sera réservé sera toujours parmi les meilleurs, en particulier chez nous dans l’hexagone, lieu de réalisation de l’avant dernier cd et terre de prédilection de nombreux artistes US, comme quoi on n’est pas toujours aussi anti ricains primaire qu’on veut bien le dire parfois.

Dommage qu’à la lecture de son agenda on ne trouve plus aucune date de concert pour l’été chez nous…
Un peu court jeune homme, on aurait bien aimé vous voir de plus près après le printemps de Bourges… Concert bourré à craquer…

Bref soyons clair et sans ambages, le cd dans votre discothèque sinon rien… Et pour une fois qu’on vous présente un artiste parfaitement abordable par toute la famille, ne faites pas la fine bouche…

Ghinzu

GHINZU / MIRROR MIRROR / dragoon – barclay-universal
www.ghinzu.com

Diantre, sacrebleu, encore des asiatiques ! (*)
Non ne riez pas, (jaune ?) juste une allusion au couteau japonais qui s’aiguise encore plus en coupant !
Cette fois de Lyon (*) nous partons en Belgique, l’autre pays du Rock. Foin de britons à guitares, nous voilà entre les mains d’individus d’un pays qui-n’a-pas-toujours-de-gouvernement-tellement-qu’il-est-beau-tellement-qu’on-l’aime mais à qui on ne confie pas une guitare sans risquer le tube planétaire.
Planquez-vous, tous aux abris, le quinquet belge est de retour avec une belle bête déjà distillée par ci par là.

Le son « Ghinzu » tout comme le son « dEus » est reconnaissable d’entrée de jeu… Pas de problème les fans seront comblés, les autres aussi. Ne restez pas scotchés à « Dou You Read me », il faut avancer, et là on avance sur des sentiers certes connus et balisés mais qui ne lassent paradoxalement pas. Un peu comme le désert, c’est plat, des fois, c’est monochrome, des fois, mais on ne peut que trouver ça beau, enfin des fois…

Là c’est beau, bon c’est moi qui le dit, j’assume. Vous dire que je ne suis pas un fan primaire de Ghinzu serait mentir, mais j’ai une faiblesse pour le rock belge, moins enfermé dans des carcans que le rock similaires des Grand Bretons, plus avec les tripes qui sait en plus mêler puissance et ligne mélodique. Bref du grand rock Belge, du rock tout court qui vous fait remonter les chaussettes tellement les poils ils se mettent au garde à vous en écoutant religieusement l’album.
On peut même dignement se poser la question de savoir si Pink Floyd ne serait pas un peu réincarné en Belges - (Interstellar orgy, Mirror – Mirror le titre éponyme entre autre) – mis à part le chant, très Ghinzu…
Je sais le rapprochement devrait attirer quelques salves ricanantes sur ce coup là mais quand on plonge dans le bain, c’est syndrome de Stockholm garanti… Pas moyen d’en sortir. 
On devrait interdire : les claviers addictifs, les flirts trop rapprochés avec les limites sensorielles, le tapotage rythmique du pied.
Un titre de l’album sorti (normalement le 30 mars) et single (interstellaire ?) est dénommé cold love, erreurrrrrrrrrrr… Il devrait être dénommé hot love, tellement-qu’il-est-beau-tellement-qu’il-est-chaud.
Bref précipitez vous sur Mirror Mirror puis sur les concerts à venir, vous en aurez forcement pour votre argent, et si vous avez été malins vous auriez même pu récupérer un exemplaire de l’album sur notre antenne…

*Notre héroïque chronique du mois passé avec Meï Teï Show !

Cirkus

CIRKUS / Medicine / Wagram
http://www.cirkustent.com/

Ou le retour (caché) de Neneh Cherry, suédoise de son état (Née à Stockholm, puis Londonienne).
Oui je sais ça fait très CV pour un début de chronique mais que voulez vous il y a des jours comme ça.
En quittant les brumes anglaises pour remonter vers les neiges (plus si éternelles que ça) de son grand nord natal, « sa » musique s’est familialisée (néologisme du jour) un peu plus.

Si beau papa, trompette jazz, Eagle Eye, frangin, chanteur, lui ont collée le virus musique, elle n’a pas attendu non plus le XXI ieme siècle pour être de la partie. Tournant autour des groupes mythiques de la scène anglaise comme Massive Attack (par son producteur), Portishead et THE THE (pas le premier groupe en « THE » anglais mais quand même) – et là on flirte avec les années 80 – elle (Neneh) a déjà accomplie une longue carrière qui lui suffirait comme reconnaissance éternelle. Revenons au sujet qui nous concerne, une nouvelle production de la Miss, entourée du mari, de la fille, du gendre :
Elle en profite pour enlever un peu du côté jazzy chaotique de sa jeunesse pour plonger vers une sorte de « Bjork » nouvelle jeunesse, inspirée et créative.

Rassurez-vous, on est loin de voler vers de la musique commerciale à tous crins, les compositions sont plutôt travaillées, voir ciselées pour ce second album sous cette dénomination (Cirkus, on peut largement penser que cela convient parfaitement à cette bande familiale tels les cirques du passé…). (Ndlr : Il existe un « second album officieux » qui est la compilation de remixs de scène du premier opus « Laylow »).
Revenons quand même à la base de notre sujet : la musique. Torturée, travaillée à la recherche du Trip hop (perdu) ? Laboratoire à sons ? Personnalisation à l’extrême pour ne pas faire comme les « racines » ?

Sans doute un peu de tout cela sans y être à fond à chaque fois, pas si expérimental que cela, plein de références musicales aux premiers cités dans cette chronique, rien non plus de fondamentalement novateur dans l’absolu… On tourne autour pour définir avec quelle autre musique l’associer, pour au final revenir en boucle. Loin des mélodies à siffler du millénaire précédent chantonnées à tue tête, Medicine peut être considéré comme un album à part entière, à écouter absolument, pour tous les fans et non fan du trip hop de retour après quelques années plutôt pâlottes, voir fadasses.

Peut être l’aube d’une nouvelle carrière. Ne reste plus qu’à patienter pour les voir et les avoir sur scène dès cet été ou les écouter des maintenant.  

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