Retour à la page d'accueilPlan du site

ECOUTEZ LA RADIO EN LIVE

KENY ARKANA

KENY ARKANA / Désobéissance / Because Music 
www.keny-arkana.com/

Le minimum que l’on puisse dire de cette rappeuse Marseillaise qui vante aussi sa lointaine origine Argentine c’est qu’elle est ENGAGEE !
Issue des mouvements alternatifs bien connus de Marseille comme la Friche de Mai, entre autre, elle entre dans la catégorie Rap politique, sans aucun doute, même si elle est loin d’être la seule représentante du genre ! Elle (s’) attaque de front à pas mal de maux de la vie quotidienne.
Son premier album (Entre ciment et belle étoile) met en avant non seulement sa voie éraillée, mais aussi son mal être d’adolescente écartée de pas mal de choses simplement parce que trop indépendante. Elle y règle ses comptes avec son passé.
Elle n’hésite pas à interrompre une tournée en 2007 faute de partenaires fiables et crédibles pour assurer ses dates, et déboule la même année sur la scène du très coincé prix Constantin en interprétant « Nettoyage au Kärcher ». 
Elle est où la plus grande racaille ? 
À l’Élysée !
(Ses partenaires sortent des Kärcher et font mine de nettoyer un acolyte affublé d’un masque de Nicolas Sarkozy.)
Ca vous place la demoiselle !!! Entre temps elle réédite ses premières œuvres, travaille au second album tout aussi engagé et preuve qu’elle n’est pas fermée, s’attelle à un titre avec une formation électro rock bien connue de nos services : La Phaze !
Rien que le titre dudit second album place la hauteur du sujet : Désobéissance ! Même si l’appel à la révolte peut être considéré comme constant dans les 9 titres, la conscience politique et en particulier écologique domine !
L’avenir de la planète et d’une grande partie des bipèdes qui lui marche dessus préoccupe Keny. Oscillant entre Rap et RnB de bon aloi, la construction sonore s’étoffe et s’éloigne du simplisme parfois de mise dans le rap français. On commence à sentir un travail en profondeur qui la rapproche de ses aînés marseillais et incontournables IAM.
A tel point que je parie que beaucoup de rockeurs totalement hermétiques au rap risquent de prendre un peu de temps pour écouter la parole portée avec persévérance par la demoiselle pour peu que la présentations soit faite dans les règles.
Pour ce qui est de la scène, c’est raté en région, déjà passée par chez nous, reste à attendre les festivals de l’été et les Eurocks où elle fera sa scène, entre autre.

FIREWATER

FIREWATER / the golden hour / bloodshot records
www.firewater.com/

Tod A le chanteur/leader de Firewater revient après un hiatus de trois ans du à la réélection de G.W. BUSH, à l'état du music bizness et un ras le bol général du monde occidental. Il a voyagé en Inde, Pakistan, Thaïlande, Turquie, Indonésie et enregistré ce 5e album un peu partout avec l'aide de musiciens recrutés sur place.
Et c'est qu'on voyage en écoutant cet album : dès le premier morceau "Bornéo", des choeurs "virils" qui répondent à la voix de cow-boy cabossé de Tod, ambiance Vaya con Dios Vs Tom Waits, Django Reinhardt Vs White Stripes, Derbouka, cordes difficilement identifiables, genre bouzouki.
On nage en pleine CIA connexion comme le disait Jimmy Page : Celtique Indien Arabe ou du Matmatah en anglais avec une prod plus roots.
Tiens des cuivres ! On est loin des goranbregovi-cheries balkaniques et fanfares à la mode en ce moment. Les fans de Kusturica seront néanmoins à la fête.
Mais cela n'est pas tout la country / le reggae / le folklore arabo-andalou s'adonnent à des orgies mélodiques quant l'ambiance n'est pas mariachi, on a droit à l'improbable : Led Zeppelin  Vs Einsturzende Neubaten Vs Buena Vista Social Club en argentine pour une sorte de tango, le reggae klezmer croise Madness version serbo-croate, Dionysos, Dead Can Dance, Johnny cash se retrouvent sur un morceau. Quant au final de l'album c'est un oasis à sec d'électricité pour un rafraîchissement unplugged.
Comme vous l'avez compris à chaque morceau plusieurs pays sont évoqués. Non pas tant de par les mélodies elles mêmes qui sont plutôt universelles et diablement efficaces mais en fonction de l'habillage acoustique.
Firewater c'est grosso modo du country rock festif folklorique qui connaît bien mieux sa géographie que la moyenne et qui a vu au delà des clichés carte postale, qui a su « quitter l'autoroute » pour nous ramener  une musique bien plus audacieuse qu'elle n'en a l'air de prime abord avec cerise sur le gâteau, ce soupçon de désinvolture qui rend l'ensemble particulièrement sympa et attachant.

YULES

YuLeS / The Release /(Productions Spéciales)
http://www.yuleslesite.com/

Tout le monde, enfin les habitants dit de l’Est de la France, du grand Est aussi, est d’accord pour dire qu’il ne se passe jamais rien à Lure. Bon du temps du service militaire, il y avait encore quelques bidasses en folie dans ce coin là mais depuis plus rien, le bide, le vide !

Et puis Yules est arrivé ! 
Si, si, comme quoi du néant peut surgir la création. 

Un groupe aux influences du grand ouest sauvage américain, du Tennessee ou du Névada. On les imagine facilement portant chapeau large et bottes de sept lieux, mais ils, les frangins Charret – Guillaume et Bertrand - arrivent de la petite bourgade nichée aux pieds des Vosges. Incontestablement, ça vous change la forme des rêves mais ça les rend de suite plus accessibles.
Le duo s’active à proposer un album aux sensibilités diverses déjà repérées par nos explorateurs lors d’un ancien concert à Dijon et puisées au coeur de la folk et de la pop acoustique...

Ne vous attendez pas à pogoter en les écoutant, quoique une surprise de plus puisse arriver, mais plutôt à taper en rythme d’un pied ou de l’autre, voir des deux si vous êtes assis… Leurs influences très diverses vont de Simon and Garfunkel à REM en passant par Franck Sinatra, là ce n’est pas moi qui traque et qui fait des découvertes, c’est leur Myspace qui l’avoue.

Distribué par un petit label au cœur de la tourmente, Productions Spéciales est en dépôt de bilan, il leur reste donc une nouvelle étape à franchir, retrouver du solide pour la distrib. en France si d’aventure PS ne repartait pas, puisque pour l’Europe cela semble bien parti. Allemagne, Autriche, Belgique sont au programme tout comme la scène, présents sur le Festival Génériq ils seront aussi à l’affiche des Eurocks 2008.
Pour tout savoir comme d’habitude, le net : http://www.myspace.com/yulesband, http://www.yuleslesite.com/ 

zita swoon

ZITA SWOON - Big Blueville / DISCOGRAPH
http://www.zitaswoon.com

Belges, né au millénaire dernier, mâtiné d’un peu de la célébrité rock belge et historique, dEUS pour ne pas les nommer, cette formation plutôt à part du monde de la mode rock, prend son petit chemin depuis un bail, à l’origine sous le nom de Moondog Junior, (évincé pour cause d’homonymie avec un artiste Américain).

Opus bigarré, en français (un comble en Belgique ces temps ci pour un flamand d’origine) et en anglais, langue pratiquée régulièrement depuis 1998, date de naissance officielle de la formation, Big Blueville est le quatrième album de la lignée. Aidé de Miossec sur les chansons en français, le charismatique chanteur Stef kamil Carlens s’évertue à apporter une ambiance habitée à ses réalisations sonores. Lui qui sur scène emporte le public par sa présence naturelle.
Inventeur, si l’on peut dire, du concept « le public autour du groupe » sur l’album/DVD « A Band in a box », la formation s’ingénie à reporter une atmosphère typique telle une vraie signature sonore sur toutes ses compositions.

Là encore on est forcé d’aimer ou de ne pas aimer.
Rester indifférent est impossible, en général les chansons en français posent problème à la première écoute, l’accent peut être, ou les textes, ou sans doute l’impression de dénaturer la signature sonore de Zita Swoon, puis on repasse l’album, on s’imprègne une nouvelle fois de la touche du groupe et finalement, j’en connais qui reprennent les paroles sous leur douche !

Ne vous reste plus qu’à découvrir cet album avec vos oreilles, et, éventuellement,  vous replonger aussi dans le tube terrestre Hot Hotter Hottest, si d’aventure vous remettez la main dessus !

FAIR 2008

COMPILATION LE FAIR 2008 – FAIR 
 www.lefair.org 

Comme chaque année la sélection du Fair débarque en fin d’année.
15 sélectionnés pour cette édition, plus ou moins connus, ou inconnus d’ailleurs, c’est le principe de la sélection : mélanger artistes signés et en développement et artistes autoproduits ou comme tels.
Il reste que pour la plupart ils n’apparaissent jamais sur le plateau des Drucker, Nagui et consorts. Juste l’espoir peut être un jour d’y figurer ? (Si c’est là leur ambition, et j’en doute fort…).
Leurs faits d’arme actuels : s’être fait remarquer de la profession et de nombre de spectateurs : héros de CQFD ou d’autres tremplins (Cocoon, Hey Hey My My…), repérage du public (Constance Verluca, Ours…) ou d’Internet (Yelle). 
Ils constituent pour votre grand-mère une réelle découverte. 15 artistes qui permettent l’exploration de la scène montante française, chanson, pop, hip hop, new folk, electro et toutes les variantes possibles. C’est la Star Ac à l’envers, ce sont les artistes qui font la scène, pas la scène qui les fabrique sur mesure. Au final ils ne vendront peut être pas plus de disques mais pourront dire que ce sont eux qui les ont fait, avec leurs tripes !Na !
Comme vous êtes des lecteurs ouverts à tout, vous aussi vous pouvez vous précipiter sur la compilation, elle est offerte généreusement, suffit de la demander au 03 80 96 40 76 ou coloriage@coloriage.fr avec votre nom et votre adresse et hop ce sera pour vous.
Aucune timidité à avoir ce n’est pas la peine…

maxxo

MAXXO / New World Design / Autoproduction - Rue stendhal
www.maxxo.fr  
Après une petite série féminine, rockeuse, popy et tout et tout, nous voilà dans un autre univers : la Jamaïque et son emblème musical : le reggae…
Et pendant qu’on y est on reste en France, je dirais même plus, en Bourgogne ! Là j’en vois au fond qui font la grimace, du reggae français, déjà c’est louche, du reggae burgonde, là on pouffe, tant il est vrai que cet art jamaïcain a pris un sale coup en se francisant. 
D’accord il existe quelques exceptions mais le Bob doit se retourner dans sa tombe, où s’il a un zeste d’humour, se taper sur le ventre avec Jah en écoutant nos congénères dreadlockés. Enfin presque tous sauf un, ça s’appelle un phénomène, une révélation ! 
Jah a bien visé et doit aimer le Pouilly Fuissé : il a choisi son messager français en la personne de Maxxo ! Un self made man de 24 ans qui ne laisse que peu de choses à faire aux autres : il compose, enregistre, mixe, masterise, se contentant d’inviter quelques amis pour fignoler son album, (l’ingé son de High Tone ou de Meï Teï ou une choriste pour quelques touches vocales de complément, Jr Cony lui prête aussi main forte). Le tout donne un album qui vous scotche, d’une part pour les amateurs du genre, les codes du roots sont conservés et mis en valeur, pour les autres le côté bien huilé, sans caricature, signe des titres à chanter tout seul sous la douche. Un opus à lui tout seul capable d’en remontrer aux experts européens du genre, allemands ou anglais en premier. 
La plupart des titres sont en anglais, avec une touche de français parfois qui sonne comme une petite virgule singulière et bienvenue.
La qualité de réalisation est telle qu’on peut même sincèrement parfois douter de l’origine hexagonale du sujet… Il vous reste donc deux choses à faire :
Vous procurez l’objet musical au plus vite, d’une part
Le pister sur scène pour voir si d’aventure il se présenterait près de nous d'autre part!
Après sa présentation à la cave en Octobre, il y a de forte chance qu’il y refasse surface… A suivre donc et d’urgence !

BFL

BAT FOR LASHES / Fur And Gold - PARLOPHONE / EMI
www.batforlashes.co.uk

Une fois : n'est pas coutume ! 
Deux fois : cela se remarque. Après Ina ICH le mois dernier, nous invitons encore des filles ! 
Cette fois cette chronique est squattée par un quatuor féminin composé de Ginger Lee, Abi Fry, Lizzie Carey et Natasha Khan, alias Bat for Lashes ("Battre des cils" pour ceux que Shakspeare n'inspire pas). 

Ce pourrait être une sorte de rassemblement version Hippies de Björk, PJ Harvey et Kate Bush et la moins chevelue Sinead o'Connor
Onze titres et un album plus tard "Fur and Gold" on découvre en Natasha Khan une chanteuse, instrumentiste de premier plan, dont le timbre de voix oscille entre le 4 artistes citées plus haut. Originaire de Brighton, charmante cité balnéaire d'Angleterre, à moins que le plus important (?) soit sa culture Pakistanaise, elle nous ballade aisément entre les diverses références citées plus haut. 
Musicalement aussi, elle et ses copines, aidées de Denvendra Banhart en douce, s'évertuent à explorer un univers le plus large possible, piano, guitare, mains, mais aussi clavecin et ondes Martenot sont de sorties pour apporter à la pop de ces filles un contenu des plus distrayant. La voix de N. Khan sensiblement proche de celles de Björk n'est en rien rédhibitoire. D'ailleurs la Diva des geysers ne l'a t'elle pas invitée sur ses premières parties ?
On pourra leur trouver maints petits défauts, comme d'être anglaises, au hasard - qui a cafté que je rédigeais cette chronique deux petits jours seulement après une gueule de bois ovale ?) mais au final l'auditeur passe un bon moment à l'écoute de cet album. 
Il ne sera peut être pas l'album du millénaire mais le petit investissement qu'il représente apporte largement son lot de plaisirs, habille élégamment le fond sonore de l'appartement et donne un petit goût de ré-écoute immédiate pour saisir les détails sonores distillés de ci de là...
Après les anglais, les anglaises manient toujours aussi bien la  "POP" et surtout avec créativité.
Qui veut relever le gant de ce côté du Channel ? 

sayem

SAYEM / PHONOGENIQUE / Differ-Ant  
www.myspace.com/sayem 

Changement de registre, après les grosses guitares de filles ou de garçons, les mélodies pop sucrées voilà un genre peu abordé par nos soins ici même :
Du trip hip pop electronica !
C’est quoi ce truc ?
Prenez un rockeur Toulousain, mettez deux doigts de machines, un amour du hip hop, beaucoup d’inspiration, ou parfois pas beaucoup car parfois l’inspiration flirte avec l’imprégnation, une virée à Paris et hop, la sauce prend. Un album plus tard et surtout quelques présences de 30’’ dans des pubs télé (le must?) et voilà notre Dj Toulousain devenu (presque) célèbre.
Ca fait des lustres que je me questionne, j’en parle ou je n’en parle pas ?
Parfois j’ai l’impression que son style reste confiné à une petite partie de connaisseurs, aficionados de Massive Attack, Archive, DJ Shadow et consorts, parfois je me dis qu’il faut le sortir de l’ombre et de suite ! Du coup c’est fait, après plusieurs lustres à se questionner voilà le pas Freudien franchi.
Je lance à la face du monde qui ne s’y attend pas, cet artiste, encore jeune et perfectible, à peine démoulé de ses inspirations mais en même temps capable de fourbir des sonorités qui oscillent entre hip hop, avec la Caution en particulier, au trip hop le plus profond, en finissant plus nerveusement vers l’electro, celle que vos oreilles auront du mal à capter du côté des boites. Non pas qu’elle soit élitiste mais plutôt celle qui hante les soirées des festivals défricheurs. Si vous voyez vers quoi mes oreilles se tendent !
Par contre pour l’instant l’homme en question ne fréquente semble t’il pas assidûment les scènes… Preuve s’il en faut que faire la musique de pub pour téléphones ne donne pas forcement les numéros des programmateurs et ne vous tend pas les bras de la gloire. Ceci dit, il participera à la finale des sélections Régionale Printemps de Bourges 2008. Des chances donc de le voir un peu plus en avant en 2008.

Amateurs de Hip Hop croisé avec la fée électricité vous pourriez être comblé. Noël approche, demandez le disque, il ne vous restera pas sur les talons…

© 2011 - Coloriage
AUDITEURS - ANTENNE - CLASSEMENTS - SORTIR - INTER-ACTIF - FERAROCKEUR - BROK EN BRAC