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ECOUTEZ LA RADIO EN LIVE

BIFFY CLYRO

BIFFY CLYRO PUZZLE  WEA/Warner
www.biffyclyro.com

Le grand retour du trio écossais autrefois confiné à des labels indépendants.
2007 et les voilà signés sur une Major, comme on dit ! Oups, et des fois ça se sent qu’ils ont des moyens pour se mettre à table. Des fois ça sonne comme un groupe de rock US, alors qu’ils sont quand même estampillés vieille Europe(Géologiquement, y’a à redire…), Glasgow (pour être plus précis à une heure de.)

On les avait déjà repéré du coin de l’oreille par ici sur leurs précédentes productions « maisons ». Une guitare assurée, une rythmique tapageuse, dans le bon sens et boum là paf dans les oreilles. 
Pas arrogant pour un poil, ils (re)mettent les compteurs à zéro et repartent sur un nouveau pied, mais des plus assuré… En plus on découvre un humour inimaginable chez des Ecossais, chez des British, of course, mais chez eux ? 
Whiskey et moutons mis à part qu’avaient ils à proposer ? 
Justement 13 plages qui peuvent joyeusement vous assommer avec leurs titres, comme l’ouverture sur "living is a problem because everything dies", ou alors plus vicieux ( !) « Love has a diameter ». 
Côté outils, ils n’ont pas lésiné en embauchant le producteur de Rage Against the Machine, rien que ça. 
Et ça s’entend, on peut ne pas les confondre, mais y’a comme des ressemblances.
C’est pas grave docteur ça se soigne en écoutant plus souvent l’album. Au fait les mecs, vous n’auriez pas trop écouté ABBA avant d’écrire « who’s got  a match » ? 
Nan, parce que j’ai l’impression d’y entendre MONEY MONEY MONEY super vitaminé !

Bon pour conclure si vous avez d’entendre des rocks bruts sans artifice, sans inspiration dance floor, sans disco et autres biduleries en tous genres, pensez BIFFY CLYRO.

Et vous vous direz dans 20 ans, c’était un putain de disque ! (Traduction libre de Simon Neil…).
 

INA ICH

INA-ICH / Baïdjan 
www.ina-ich.net 

Cette fois on tente de prendre vraiment tout le monde ou presque de vitesse avec cette jeune femme !
Ina – Ich à l’origine Vietnamienne affirmée (inh ich signifie en gros bruit persistant et désagréable) débarque sur la scène de la rentrée. Mademoiselle K, Nadj vont avoir du pain sur la planche, le rock qui-en-a-féminin-français, je sais c’est long pour une étiquette, vient de trouver SA personne !

Bah me direz vous, encore une étoile filante sauce NME avec l’artiste de l’année tous les mois ?
Réponse ferme, non !
Mais pourquoi tant de haine ?

Tout simplement parce que la demoiselle met sa sauce bien à elle, auteure compositrice (si si), bassiste et 7 ans de piano classique et une voix ! Le tout sobrement mélangé donne la bombe de la rentrée.
Des sons qui flirtent même parfois avec du RadioHead et une personnalité hors du commun.
Imaginez simplement une sorte de néo métal avec du piano et dont vous pigez au premier coup les paroles et leur sens (sans lire la jaquette !).

Ca vous scotche direct ! Mais là où vous fondrez d’un seul coup plus vite que la banquise sous les changements climatiques, c’est sur les « ballades », enfin les titres plus pop … Je parie que vous sortirez les mouchoirs…
Véridique, entêtante la voix toute en rondeur, à la limite du rythme and blues parfois, elle habite tous ses titres.
Il parait que c’est encore plus vrai en live mais pour l’instant cette nouvelle artiste est plutôt chiche en date, à suivre sur Paris pour l’instant ou grande banlieue ou en Corse… Nul doute que la scène ne devrait pas tarder à s’intéresser à son cas très vite.
Artiste hors norme il vous faudra aussi un petit effort pour acheter l’objet de vos rêves, il n’est pas sûr que le disquaire du coin soit au courant de la présence de la belle…

ARCTIC MONKEYS

Arctic Monkeys Favorite Worst Nightmare Domino / Pias  
www.arcticmonkeys.com

Blam ! Coup de pied dans la porte, dans la fourmilière, dans le magasin de porcelaine, (rayez mes mentions inutiles). Revoilou la bande de Sheffield ! Nan pas celle de Robin des Bois, qui, il me semble, oeuvrait déjà dans ces coins là mais celle de High Green, banlieue de cette grise cité de corons à la monotonie languissante – putain, quelle phrase !
Bref ne nous appesantissons pas sur le cours d’histoire-géo d’un petit british moyen mais sur celle du second opus de cette nième bande de rockeurs, jeunes, indés, my-spacisée et bénéficiant de l’aura positif du renouveau du rock anglais.
En général les groupes qui réussissent leur premier album en forme de pied de nez à l’industrie sont attendus au virage du second comme le loup au coin du bois, c’est à tire fusil à l’épaule et instantanément dégommés au premier froncement de sourcils !
Et bien cette fois, amis chasseurs, (amis ?) vous en serez pour vos cartouches. Evidemment j’en entends déjà une paire dire : oui mais bon, c’est pas l’invention du fil à couper le beurre (excuse numéro 351), c’est facile on a l’impression d’avoir déjà entendu ça avec d’autres (excuse numéro 12)… mais faut reconnaître que l’approche de cet album est loin d’être décevante.
Bien sur, pas d’aventures à la Radiohead ou à la Blur, d’aucun n’hésiterons pas à dire que c’est pour « dans plus tard » mais une facture qui devrait permettre à leur label – Domino – de s’abonner aux disques d’or, espèces des plus rares chez ce risque tout de label, sorte d’antipode d’un Universal (au hasard).
Sur le papier, il est toujours facile de commenter d’un air détaché, entre l’écoute du disque et la lecture de la bio officielle, d’une plume alerte les envolées musicales d’une bande de joyeux lurons. 
Au passage, pour ceux qui croit qu’il joue encore aux billes à la récré, ils ont viré leur bassiste, trop gros, trop mou ! – enfin selon la version officielle, bien sur ! 
En clair on peut penser que cela leur confère un sens de la pérennité de la formation et non, comme pas mal ces temps ci, la joie fugace de la présence en première page du NME !
Cet opus se construit comme la suite logique du premier et sonne comme une sorte de prémisses du troisième. En clair une évolution claire et franche, moins brouillon, plus abouti, pas plus posé pour autant même si quelques morceaux sont plus lents que la moyenne (de l’album). 
Les ex-post ados ont décidés de montrer à leurs aînés de quelles cordes ils se chauffaient.

LES BEAUTES VULGAIRES

LES BEAUTES VULGAIRES  A PART CA TOUT VA BIEN  
AT’HOME
 

http://beautesvulgaires.free.fr

Changement de registre en ce début d’été après une série anglo-saxonne, voici le retour vers la scène hexagonale : détour par le sud-ouest et Toulouse, ses Airbus, ses murs roses, ses artistes célèbres et connus et moins connus !
Voili voilà, les Beautés Vulgaires, pas franchement une nouveauté pour qui fréquente les scènes de musiques actuelles, 10 ans au compteur, 4 albums concerts et un live déjà affichés.
Mais comme le bon vin, il faut parfois savoir attendre pour en tirer le meilleur parti. Après « Asile de Flou » (premier au concours de calembour- album numéro 4) voici « A part ça tout va bien – le cinquième opus » un tantinet cynique, dans les titres comme dans le contenu venez vous plonger dans le mélange aigre doux de cet objet parfaitement identifié qui loin de singer un groupe de rock français ayant abandonné la scène pour les raisons que l’on sait et dont les petits d’jeuns tentent de prendre la place avec de pales imitations, voici une nouvelle ère : mélange parfois inclassable entre rock pur, pop et souvent chanson mais pas Brel (brêle ?), Les Beautés Vulgaires, LBV  pour les intimes, inventent leurs recettes pour se faire remarquer.
Au risque il est vrai parfois de fâcher les amateurs de chaque genre respectif, mais leur art consiste à ne pas rester sur le même pied tout le temps. 
Du coup le titre éponyme se trouve mêlé à une reprise pour le moins agréable de Boby Lapointe « la maman des poissons » que l’auteur originel ne reniera sans doute pas. Vous y trouverez aussi le tube de l’été – la faute à la date de sortie de l’album, le 4 juin – « Doggy bag » qui fera partie intégrante des ritournelles pénétrant votre bulbe rachidien et qui comme on dit à la radio, « marche en radio ».
On résume : une bande de potes du grand sud ouest depuis dix ans, un album bien construit, des titres tubesques, un album d’Or  puis de platine, une tournée sold – out, forcément une séparation pour cause de dissensions artistiques, puis une reformation pour payer les frais d’avocats et les impôts… et un revival grâce à une compil – DVD de la dernière tournée*.

*Heu, ceci est une histoire fictive basée sur des faits réels mais qu’il ne faut pas prendre pour argent comptant – la boule de cristal de mam M’dira est des fois un peu foireuse !
PS : info importante, Elles seront sur scènes (elles = les beautés vulgaires) sinon, Ils seront sur scène, y’a que des garçons, dès cet été !

klaxons

KLAXONS / MYTHS OF THE NEAR FUTURE / Because Music   
www.klaxons.net

Il n’y a pas si longtemps de cela leurs mamans pouvaient encore leur imposer de porter telle ou telle tenue, depuis quelques temps, leurs mamans ébahies (?) les voient (presque) partout : télés, radios, magazines… se payent leurs têtes !
Les trois zigottos de Klaxons brouillent à qui mieux mieux les pistes, mélangent rock et techno (? – c’est leur chargé de presse qui le dit, alors…-) mais selon leurs déclarations Daft Punk, Soulwax, Simian, MSTRKRFT sont leurs références. Alors on joue au jeu des sept erreurs.
Ils adorent la dance, le rock indie et s’approprient les beat tout à leur aise dans un délire qui est censé faire exploser les dance floor. L’avantage avec eux c’est que l’on aime ou on n’aime pas. La French Touch si typique de nos exportations musicales vient de tomber sur un îlot de résistance outre manche. Gare aux retours de flammes.

Comme de nombreux nouveaux groupes de la perfide Albion, ils sont « nés » sur le Web puis se sont répandus à travers concerts et festivals pour finir sur un cd. Ils ouvrent donc de nouveaux horizons à leurs – jeunes – supporters, fans de tous les cross over possibles. 

Avec Atlantis to Interzone, Magick et Golden Skan on tient des singles entêtants à souhaits mais pas dénués de charme pour autant. Amateur de bluettes pop, mettez vos boules quies, ils devraient visiter nos contrées régulièrement dans les mois à venir et en particulier le coin de Belfort cet été !
Pour finir et si vous avez une âme charitable, merci de communiquer à tous le mode d’emploi de leur site Internet, on ne peut plus imbitable au possible !!!

Sur ce, bonne écoute, il y aura des albums à gagner très prochainement sur l’antenne !

kings of leon

KINGS OF LEON / BECAUSE OF THE TIMES / RCA 
www.kingsofleon.com

Arrivé un peu à la bourre de la série des groupes en “The”, Kings of Leon n’a pas pris la particule, élémentaire, devant sa Majesté le Lion, et rassurez vous, n’est pas non plus mort ce soir. Enfin, je n’en suis pas au courant – On ne me dit jamais rien à moi !

2005 : le quatuor débarque sur la scène de ce côté de l’atlantique en droite ligne de Nashville (Tennessee et tout et tout) avec son second album (Aha Shake Heartbreak) laissant à celui ci le soin de marquer son époque.
Energique et parfois expéditive, la réalisation familiale – 3 frangins + 1 cousin, trace un sillon pas forcement accessible au peuple d’en bas… (Pardon, je vais au coin de suite !), surtout que ne reniant rien de leur origine sudiste et pentecôtiste, ils mettent un point d’honneur à la jouer rustique voir un tantinet bouseux (sic)…

2007: cette fois, remettant cent fois la tâche sur le métier, troquant mocassins contre bottes, ils repartent avec une approche toute différente - merci pour les oreilles fragiles - en y incluant des sonorités plus policées.
Influences possibles mais non confirmées de leur voisin du Texas, The Killers ?
Ce troisième opus, le premier n'est à priori pas trouvable chez nous, apporte son lot de titres à fredonner sous la douche, dans la voiture, et si les nerfs de vos collègues le supportent, aussi du côté du bureau.

Elégant et sophistiqué tout autant que puissant et grailleux, l'album vous propulsera au milieu du grand sud, votre imaginaire mélant les images de cowboys et les tutus du lac des cygnes... et c'est là qu'on arrive à la grande peur de la famille Followills : interpréter sur scène cet opus aux sonorités travaillées en profondeur, telle l’ouverture de l’album « Knocked up », 7 minutes et 10 secondes au compteur. Eux, qui par le passé, tel un groupe punk basique, ne tentaientt jamais rien au-delà de 2 minutes, enfin si, avec parfois juste 30 secondes de bonus…
On peut s’attendre à de folles tentatives en live sur ce titre des plus sophistiqué…
Vous pourrez si vous aimez vous essayer à « Ragoo », sublime, ou à « On Call » le premier single officiel du groupe.
Mis à part GWB, sont quand même forts ces ricains !!!
Tout ça c’est bien plus beau, en live La Bataclan, le 26 juin – 
Rien sur les festivals cet été, pour l’instant !

pénélopes

tHe pEneLOpe[s],THE ARROGANCE OF SIMPLICITY" [Citizen Rec / Nocturne]www.thepenelopes.com

Deux Parisiens en goguette sur leur drôles de machines habillées de sonorités rock ou bien est ce l'inverse ? 
Après quelques essais sur des EP qui leur ont permis de se faire remarquer de labels de tout premier plan (International Deejay Gigolo celui de DJ HELL, ndlr) les voilà qui rappliquent avec un album grand format. Et si nous avons le nez posé dessus c'est tout simplement que l'objet est signé en Bourgogne chez Citizen Records, pour les plus attentifs de nos lecteurs, c'est le label de Vitalic, l'homme aux machines et aux mains d'Or (et Bourguignon le plus en vue du moment ?).

En tout cas leur électro matinée de rock est tout autant destinée aux scènes de salles de concerts qu'à vous remuer le popotin dans votre salle de bain (conseil maison : ne le limiter pas à cet usage …). Bref on entre en confiance dans la chose posée comme il se doit dans votre platine dernier cri, raccordée au nec plus ultra de l'amplification Hifi. Et patrata vous voilà propulsé dans un monde tourbillonnant de références. On croise des fantômes, on détecte des influences comme les Cocteau twins, Ekova, parfois Joy Division et quelques autres à la pelle. Si vous avez fréquenté la sphère Underground des années 80, vous aurez parfois l’impression de revisiter votre discothèque sous un autre angle.

C'est que ces jeunes gens ont des références de tous poils. En plus ils invitent à leur table (de mix ?) quelques pointures : Dierdre Dubois, ci devant chanteuse d'éKOVA, solo aussi à ses heures, Samy Birnbach parfois connu sous le pseudo de Dj Morphéus, en provenance de Minimal Compact.
Ca vous pose direct votre monde ce genre de collaboration et comme en plus Vitalic a tenu tout perso à les produire les voilà propulsé gentiment sur le devant de la scène. Repérés par les inrocks, suivi par les spécialistes, ils peuvent être le nouveau cheval de bataille du label Dijonnais qui aimerait bien être le Warp made in France.
En tout cas une pierre de plus posée dans cette direction… A vous de suivre et de les écouter.

beirut

BEIRUT - Gulag Orkestar (Ba-Da-Bing / 4AD) www.beirutband.com

Conseil du chef : disque à ranger dans la case Klezmer tex mex pop balkanique du middle ouest !
Vous voilà bien renseigné, n'est ce pas ? 
Ce n'est ni un résumé ni un gag ni une moquerie mais bien le concentré (?) d'informations qui transpire à l'écoute de cet album issu de chez l'Oncle Sam mais qui vous fait voyager au travers de l'Europe aux sons des cuivres qui ne savent plus chez qui coucher : Balkans ou Mexique ? Fanfare d'enterrement ou mariachis ? Centre Europe yiddish ou pop nord américaine ?

A l'énoncé des influences, on pourrait douter de la constance de l'artiste qui pourrait nous trimbaler tel un cocktail dans un shaker !
Et bien non ! (Je sais je ne ménage pas mon suspens - ma petite lumière me dit que je devrais faire un jour ici la chronique d'un disque à ne jamais acheter ! - Mais ma bonne Dame, y'en a tant ...- pour laisser planer un doute sur mes intentions).
Bon, merci de se concentrer sur le sujet : Zach Condon, ce jeune homme - 20 piges parait il - a décidé de nous mettre la chair de poule avec ses musiques inspirées de Goran Bregovic - ambiance ambiance - ensoleillées de quelques traits d'accordéons, tirés de ci de là d'Arcade Fire ou de Yann Tiersen, amplifiées par l'attirail cuivré de rutilants instruments à vents ou ponctuées d'interventions technologiques.

Il parait que son album lui a été inspiré par un voyage en Europe, il va sans dire au centre de l'Europe, celle des mythiques roulottes tirées par nos amis les bêtes. Un pied posé aussi en Italie, le titre phare, il faut le dire, Postcard from Italy augure assez fortement du contenu de l'opus.

On peut donc sincèrement résumer cet album en disant qu'avec un peu de chance toute la famille y trouvera son compte sans pourtant avoir à les régler ensuite !

A écouter donc sur notre antenne et chez vous, prochainement ... 

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