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fair 2006

Ce mois-ci Coloriage vous propose de découvrir une compilation totalement gratuite, ça n'arrive qu'une ou deux fois par an. Alors profitez-en !
COLORIAGE & la Ferarock sont heureux de s'associer au FAIR pour vous présenter 15 artistes ou groupes prometteurs qui bénéficieront cette année du dispositif. Une année haute en couleur, riche et talentueuse, que nous vous présenterons sur toutes nos antennes.Le FAIR n'est pas une nouvelle-staracadémoche du pauvre mais un dispositif de sélection d'artistes de terrain qui ont, vont percer... Certains d'entre eux sont déjà retenus pour des concerts, tournées et festivals d'autres le seront sans doute dans les prochains mois. Dispositif d'aide à la production, les sélectionnés bénéficient d'une aide financière tout autant que technique pour démarrer leur carrière sous les meilleurs hospices. 
A vous de vous jeter sur cette compilation. Pour cela rien de plus facile : une demande par téléphone, mail et vous la récupérerez sans autre formalité. En plus c'est pas cher parce que c'est gratuit.
Coloriage : 03 80 96 40 76 / antenne@coloriage.fr  
infos sur le fair : www.lefair.org

Adam Kesher (Bordeaux) / Adrienne Pauly (IDF) / Beat Assailant (IDF) / David Walters (Marseille) / Diving with Andy (Paris-Londres) / Katel (Caen) / Lola Lafon & Leva (IDF) / M.A.P. (Ministère des Affaires Populaires) (Lille) / Montgomery (Rennes) / Mr Roux (Rennes) / Nadj (Grenoble) / Renan Luce (Morlaix) / Stuck in the Sound (IDF) / Wax Tailor (Vernon) / Zong (St Leu – La Réunion)

you say party

YOU SAY PARTY! WE SAY DIE! / HIT THE FLOOR / SOUND - DIFFER-ANTwww.yousaypartywesaydie.ca
Encore une bande de Canadiens complètement à l'ouest... facile me direz vous si je vous dis qu'ils (elles) débarquent de Vancouver. L'influence de Seattle toute proche (tout est relatif au cours du baril de pétrole) se fait un poil sentir dans ce dance punk pop (sic) quintet. On n'ose pas parler de grunge, parce que de grunge, point mais par contre une terrible énergie se dégage à l'écoute de ce bel objet tout beau tout frais.
Le chant d'abord, à la voix d'écorchée vive de Becky, répondent des guitares claquantes qui gratouillent l'oreille. Comme le bonbon double effet, mais dans le sens inverse, après l'attaque, le réconfort, celui des mélodies pop bien huilées taillées sur mesure par les canadiens qui arrivent à accommoder la pop so british avec l'énergie féminine US. Une sorte de résumé tout en un de la culture post XX ième siècle canadienne avec cette scène qui n'arrête pas de nous inonder, puisant dans son propre entourage, en l'occurrence Arcade Fire, Broken Social Scène, la grâce musicale et dans PJ Harvey ou les Breeders un coté félin, à la fois délicat et brut.
Vous l'aurez compris, c'est un album à double lecture, soit on aime le coté punk, vif et énervé, sautillant, soit on plonge dans la seconde vague, pop, mélodique enjouée qui pourrait bien devenir le hit des dance floors, sorte de tsunami ravageur et entêtant. Y'a pas, y sont forts ces buveurs de sirop d'érable !
Bref avec un peu de chance on approche la quête du graal, du nirvana, (là il y a une subtilité à votre convenance).
A déguster le soir dans son coin ou avec tout le monde. Précaution utile : compte tenu du caractère sautillant et fortement dansant, penser à prévenir les voisins, ce serait dommage de gâcher la fête qui s'annonce...

guillemots

THE GUILLEMOTS / TROUGH the WINDOWPANE / NAÏVE
www.guillemots.com le site de la mort...
Les colonies de guillemots sont des endroits très bruyants, car les oiseaux avoisinants se querellent violemment en émettant des grognements gutturaux, soit aargh, et les compagnons se saluent avec des crescendos perçants. Les adultes reconnaissent le pépiement distinctif de leur petit sur les corniches surpeuplées, pépiement qu’il a lancé de sa coquille pour la première fois, juste avant l’éclosion.
On reconnaîtra donc THE GUILLEMOTS grâce à leur mini album 8 titres (From the Cliff) déjà bien accueilli par la presse spécialisée et par quelques auditeurs avertis. (Le petit de l'album).
Le premier extrait en forme de "tube" - l'inénarrable "Trains to Brazil" - dans la pure veine brit pop éclairée (cf. BLUR / RadioHead) n'est que la face cachée de l'Iceberg.
Les quatre musiciens aux origines diverses (Angleterre - Ecosse - Canada - Brésil) font la part belle aux expérimentations musicales et nous balladent dans des contrées peu fréquentées habituellement par leur congénères - émules rapides des Placebo, Franz Ferdinand et caétéra (non ce n'est pas un groupe de pop anglais, quoique...) - mais plutôt dans un univers teinté d'aventures redécouvertes à chaque écoute que l'on ne peut pas classer dans une catégorie spécifique mise à part : hors format....
Tout est presque dit, néanmoins sans parler de génie, on peut s'avancer en disant qu'avec toutes les réserves d'usage, cette formation dénote dans le paysage actuel à tendance "clonée".

Bref si la pop anglaise vous emmerde, voilà de la pop anglaise qui ne devrait pas vous laisser de marbre, et surtout faite pour durer (dans le temps) : critère parmi les critères de qualité.
Et puis le leader risque de générer plein de petits rejetons avec son prénom : Fyfe (Dangerfield pour le nom, et ça n'a rien d'une blague !) chez ses fans féminines, parce qu'en plus sa musique est parfaitement adaptée à toutes la famille, essayez là avec votre grand mère !
La sortie dans les bacs est prévue pour le 26 septembre, à écouter donc en avant première partout où vous le pouvez et bien sur chez nous...

hidden cameras

 THE HIDDEN CAMERAS / AWOO / ROUGH TRADE / PIAS
www.thehiddencameras.com/html/home.html
Premier groupe canadien signé en 25 ans sur le célèbre label londonien Rough Trade, The Hidden Cameras a sorti son quatrième album le 4 septembre dernier.
Awoo est un enchaînement de chansons pop, efficaces et enjouées, entre Belle & Sebastian et leurs compatriotes d’Arcade Fire.
L’album se veut également plus rock ‘n’ roll que les précédents, les riffs de guitare ajoutent à l’énergie de cet opus.
Dans la veine des artistes canadiens les plus récents, The Hidden Cameras a un charme très particulier célébrant allégrement le païen dans les églises où ils se produisent le plus souvent (dans leur pays).
Parfois comparés aux Polyphonics Spree (des Texans en bande de 25 et vêtus de toges blanc, ndlr) leur musique est néanmoins beaucoup moins mystique et plus pop, voir rock dans ses envolées.
Attention quand même, ce ne sont pas de simples petites mélodies anglo-saxonnes copiées-collées à la sous Franz (là, attention jeu de mots) ni à la sous Killers mais bien des constructions propres à l'image de leur créativité : des ritournelles entendues le matin seront répétées le soir comme Awoo, le titre éponyme de l’album, ou parfois fleuretant avec de gros délires musicaux (learning the lie…).

En clair un groupe qui ne se prend pas la tête, ni sur album ni sur scène, forçant la participation du public (ils aiment verser du vin dans la bouche des spectateurs du premier rang, le tout par un gogo danceur… - selon la légende).
Malgré tout l’album reste parfaitement écoutable dans votre cabane au fond des bois et si vous comprenez la langue de Shakespeare vous pourrez déguster et partager en toute saveur les textes.

The Hidden Cameras un bon investissement au milieu de la soupe lobotomisée servie, parfois, sous le pseudo de « pop-rock ».

 

 

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