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ECOUTEZ LA RADIO EN LIVE

phoenix

PHOENIX / IT'S NEVER BEEN LIKE THAT / VIRGIN
A l'instar des mythiques DAFT PUNK les PHOENIX, outre renaître de leurs cendres, sont originaires de Versailles. La banlieue ouest chic de Paris est aussi parfois choc.
Les 4 membres ont eu un moment des attaches du coté de Chablis, là ou ils ont enregistré leur premier 45 tours (en vinyle, SVP Madame) en l'an de grâce 97. C'était un autre millénaire, une autre époque : Party time, sorti sur Ghetto blaster, leur propre label... Au passage ils ont aussi croisé Air, Alex GOPHER dans leur lycée.
Autre époque aussi puisque succès quasi nul en France, où d'ailleurs ils prennent leur origine versaillaise en pleine tronche, (musique pour gosses de riches - pas terminée la lutte des classes !) ils se retrouvent sur des bandes son de film (Sophia COPPOLA, FARRELLY bthr) avec leur premier album, ils obtiennent ainsi leur première consécration dans les pays anglos-saxons. Décidés à continuer leur parcours en anglais sur leur nouvel album, ils arrivent cette fois avec une certaine notoriété qui devrait assurer au quator enfon la reconnaissance hexagonale dont ils n'ont pas eu besoin pour vivre jusqu'à présent mais qui pourrait quand même faire digérer le syndrome du 12 à Asnières....

mademoiselle k

MADEMOISELLE K - CA ME VEXE - CAPITOL/EMI
Susceptible ?
Telle est la question lancée d'entrée de jeux à la lecture du titre de l'album de Mademoiselle K !
"Ca me vexe" : ambiance posée d'entrée de jeux sur cette inconnue qui déboule en quatrième vitesse, grillant tout le monde sur son passage.
Coté texte point de nénette doucereuse  à attendre, elle attaque toujours fort à des kilomètres de l'eurovision sauce nougat, elle joue de la gratte mais épargnez vous le rapprochement avec Camille ou Emilie Simon, elle déballe son son à hue et à dia mais pas punkette à 30 cents d'euro non plus ! 
Vous l'aurez compris, on peut s'attendre à quelques tourbillons de cette jeune trublion musicale qui n'amuse pas la galerie même si ses textes sont empreints du jeux des mots, elle ne flirte pas non plus avec la grande Sophie ou Zazie et sait se servir de ses doigts - surtout pour en faire un à la télé Chinoise...
Nous disons donc charmante compositrice, versant immanquablement dans le rock féminin (très côté en ce moment) et à découvrir sur scène d'urgence (parait il !).
L'album ne sortant que le 26 Août, vous pourrez le déguster sur nos antennes radiophoniques bien avant ! Pour une fois, vous n'aurez pas à acheter les yeux fermés (...).
Ps : elle perd ses médiators tout le temps, vu ce que ça coûte pensez à lui en offrir un dès que vous la rencontrez ! Et si vous avez mangé tout vos sous pendant l'été, elle sera en promo sur les radios Ferarock à la rentrée de septembre : des albums offerts a qui saura se faire connaître !
www.mademoisellek.fr

CYRZ / UN MORCEAU DE MON 

cyrz

AVENIR / PIAS
Cyrz, ce mec là est un potos à monsieur Mathias Malzieu ! Rien que ça ! mais pas un pote sur le tard du genre de ceux que l'on retrouve après avoir trouvé les 666 bons numéros du loto ... Nan un copain genre d'enfance, de ceux indéfectibles même quand vous leur avez piqué, heu... enfin un truc super important ! Pas de risque d'emprunts hasardeux ici, MM (Monsieur Dionysos, pour ceux qui ont perdu leur clefs de fort Babar) ne vient faire qu'un petit tour, Cyrz s'occupe de tout, il va lui même jusqu'aux dessins des pochettes. C'est vous dire qu'il ne risque pas de se faire dépouiller !

Sinon on peut peut-être causer de ce qu'il fait sur disque ? Bonne idée ! Pas de confusion avec son entourage, de la chanson, pop, un peu plus un peu moins, dopée à l'électrique parfois aussi à la bidouille  !
Résultats : un quasi sans faute qui évolue entre chanson dépouillée et mélodies sophistiquées. A écouter à la radio comme chez soi, en forme de boucle sans s'ennuyer ! Il écrit surtout le matin, parait il, ce qui fait que vous pourrez tester ses mélodies à tous moments, et beaucoup : 300 chansons écrites, et il y en a 17 sur cet opus là ! Ca nous laisse entrevoir une longue collection, à moins qu'il ne cède ses textes à ses petits copains.
Pour les influences musicales, on peut facilement osciller entre les thèmes les plus softs de Dionysos à ceux de Dominique A.
Le problème sur le papier, c'est qu'il est toujours très subjectif de comparer un artiste à un autre : alors le plus simple c'est de casser sa tirelire et courir acquérir l'objet, ou alors d'attendre l'été du coté d'Alise Sainte Reine et des Nuits Péplum, il y sera !

yeah yeah yeahs

YEAH YEAHYEAHS / SHOW YOUR BONES / POLYDOR
Nick Zinner, Karen O & brian Chase forment un trio (logique) en droite ligne de la Grosse Pomme (New York, pour tous ceux qui ne sont pas encore à fond de kawa ce matin) !
Huitième opus, tous formats confondus, "Show your Bones" (écrit peut être en regardant un défilé de mode) est comme il est de coutume de causer dans les sphères autorisées (pardon Mr C.) l'album de la maturité. Non que contrairement aux derniers groupes de l'année du mois en provenance de l'autre bout du tunnel, les membres de la formation aient réussi à se débarrasser de leur acné juvénile par la force de l'âge mais bien parce que c'est comme ça : un bon album qui déchire sa race, - heu pardon je fais du d'jeuns -, un album donc qui impose sa voix (voie ?) au travers de la sensuelle Karen et des dissonances de la guitare de Nick Zinner. Preuve encore une fois que la formation de base : guitare, basse batterie a encore un peu de perspectives devant elle pour peu que l'on lui adjoigne quelques claviers et autres petites bidouilles au bon moment. Pas la peine donc de le cacher, Les YYYs sont un trio à consonance rock, mais pas celui de certaines radio en "2', NON, celui encore parfumé du musc des sous sols, fait avec les tripes et pas avec un producteur de varièt : du rock-indé-underground ma bonne dame !
Reste que du coté de NY-USA, la bataille fait rage justement en sous sol : on se prépare au choc avec les Holly Ghost après le ravage (j'ose plus le terme "Tsunami") des Strokes mais comme NY n'est pas une petite ville, il y aura bien de la place pour tout ce petit monde.
Dernière question qui vous taraude : à quand sur scène ? Et bien de ce coté là, le trio est pour l'heure radin de dates en France, une seule officielle sur leur site : le 24 mai à Paris...

Ps : donnez une adresse de coiffeur à Karen, parce que la coupe tendance Mireille M c'est pas le top ...

BEYON D LUSION / INTUISPECTION /

beyondilusion

AUTOPRODUCTION dist. Adopocere
Ce mois ci c’est un court voyage que l’on vous propose, un détour par Macon et le projet parallèle d’un membre d’un groupe en pleine ascension (ndlr : FURIA). BEYON d LUSION.

Ca sonne comme le titre d’un film, mais ça sonne fort, quoique l’ensemble de cet opus varie. Entre pop planante voir atmosphérique et un peu dark  et métal un tantinet sauvage, électrique et orageux ! (Le métal adore trouvé des adjectifs météorologiques).
Le chant féminin vous enrobe tout ça de rondes douceurs. Relatives tout de même, il ne faut pas confonde avec une berceuse. En tout cas pour les amateurs du genre, la découverte ne peut être que sympathique, voir envoûtante, voir dans le pire des cas irrésistible : (ne consulter pas votre médecin, il n’y aura pas de remède !). Pour les autres, l’album peut offrir de multiples portes d’accès : de l’électro avec ses claviers, un peu de gothique, parfois plus. Des chemins complexes mais particulièrement contrôlés et surtout un chant qui réuni tout cela de fort bonne manière. Jamais de dispersions, tout au contraire, on a plus l’impression d’une visite en règle de tous les recoins des possibilités du groupe.

Cette formation nous en rappelle parfois d’autres, et pas que de mauvaises références : Kells (déjà citée ici), les voisins de label (Adipocere est en face de Macon) voir the Gathering, groupe un tantinet culte dans le style.
Pour vous le procurer, soyez insistants chez votre disquaire ou le plus simple par correspondance :
http://www.beyon-d-lusion.com.

 

gainsbourg

MONSIEUR GAINSBOURG REVISITED / BARCLAY-UNIVERS SALE
15 ans que Monsieur Serge a abandonné ses frasques terrestres pour certaines, on s’en doute, plutôt éthérées de l’au-delà. Serge que le monde nous envie, surtout les anglos-saxons (on se demande bien pourquoi lui en particulier – son coté dandy - so british peut être ?) a laissé une œuvre du genre volumineuse à toute une génération (voir plusieurs) qui tente de se l’approprier par tous les moyens.
Le plus dur avec Gainsbourg est de transcrire son monde sans le dénaturer, prendre son humour à double tranchant comme argent comptant, et le pire le traduire.
C’est à ce petit jeu que s’est essayé le romancier Boris Bergman pour adapter ses chansons à l’univers anglo-saxon. Certains crieront au sacrilège, (hurlerons) d’autres écouterons religieusement les reprises adaptations.
14 titres au compteur avec aux manettes, en solo ou en duo/trio des pointures comme Franz Ferdinand & Jane Birkin, Cat Power, Portishead, Brian Molko, Placebo (non, je ne me répète pas), Gonzales, Feist, Dani, Marc Almond, Trash Palace, The Rakes, The Kills, Carla Bruni, Marianne Faithfull …
Le concept a mis quatre ans à se monter sous la houlette de JD Beauvallet (les Inrocks), le résultat est à la mesure de ce qui en est attendu : superbe ou un brin agaçant, selon l’importance attachée à l’exécution ou à la mémoire de SG.
Superbe si vous adoubez le style british, les touches très personnelles de certains exécutants y sont pour beaucoup, (Tricky, The Rakes, Gonzales …) et dans ce cas la traduction (sur la jaquette) du titre de son équivalent en français permet parfois de retrouver facilement la mélodie qui va avec. 
Bon si vous vous contentez d’écouter les figures de styles de Franz Ferdinand, Marc Almond & Trash Palace.
Agaçant si les versions originales conservent leur seule attrait : celles d’être originales. Il est vrai que cela s’applique à toutes les reprises. Aussi ici la personnalité des emprunteurs peut jouer grandement sur le système nerveux de l’auditeur …
Au final le jeu peut en valoir la chandelle si vous voulez bien prendre la peine de laisser tout a priori au vestiaire…

FRANKY BROWN, NEW SLOGAN (Ozore

franky brown

Age/PIAS)
Une trompette àl'envolé hispanisante ouvre le nouvel et second album de Francky Brown avant de se voir rapidement rejointe par une rythmique au ralenti, comme frappée de plein fouet par une vague de chaleur harassante. Le tout 
 surmonté par un flow hip hop nasillard, aux sonorités proches de Cypress Hill, imprégnées de cool attitude. Le titre My Daughter amorce avec malice ce nouveau projet en forme de feu d'artifice, au titre évocateur : New Slogan For Hip Hop & Jungle !
Un opus aux boucles minimales et intenses, avec ses gimmicks de guitare qui vous pénètrent par l'intérieur, collision collatérale des genres. Le ragga, le hip hop et le rock s'incrustent chez vous pour ne plus vous quitter, vous balançant à travers les gencives un Sea-Lion en forme de ritournelle tubesque obsédante, aux basses puissantes et à la mélodie joyeusement trépidante, victoire annoncée du format pop, à la rythmique syncopée.

LA MANO NEGRA, LO MEJOR de la MANO

manonegra

NEGRA Best of (EMI Music)
Se reformera ? Se reformera pas ? 
Telle est la grande question de ce début d'année 2006.
Il va falloir trancher et ça tombe d'ailleurs particulièrement bien puisque c'est la saison des étrennes. En plus, nous avons droit à une double tranche de bonheur, car Papa Noël nous a apporté un super cadeau avec bonus en la fourniture d'un double album : best of et titre exclu 2005, un live et, super plus technologie oblige, un DVD et vous saurez tout sur l'histoire de cette formation qu'on peut appeler « mythique » du rock engagé et volontaire des années 80.
Dévoré de l'extérieur par le système à « fric » (certains ne s'en sont d'ailleurs pas remis !) et par des tournées épuisantes en Amérique du Sud, le groupe a préféré cesser son activité plutôt que de rompre ses engagements avec le public.
Restent des titres à écouter souvent encore en boucle tant ils ont su rester au goùt du jour.

ECHOLOCATION 1979-1998 >> 2004-2005


La chauve-souris (« bat » en anglais) émet des ultrasons pour s’orienter en pleine obscurité (comme par exemple, dans une « cave »). Cette faculté, dont certains mammifères marins sont également dotés, se nomme : «  echolocation ».
Considérons maintenant la musique rock, « notre » musique. Le fond n’y est pas tant important que la forme ou même les images, les sensations,  que cette musique nous renvoie. 
 La compilation ECHOLOCATION, c’est une madeleine de Proust batcave, qui nous promène d’un bout à l’autre de l’espace temps cold wave, pardon, post-punk.

La compilation ECHOLOCATION est un disque qui propose une réhabilitation, une relecture de quelques zones d’ombre de l’underground hexagonal à l’aube des désormais cultes années 1980, que les moins de vingt ans … peuvent désormais (re)découvrir grâce à ce disque.
Les titres sélectionnés sont , soit des remixes effectués en 2004 2005 , soit des réinterprétations contemporaines de titres d’époque, quand il ne s’agit  pas purement et simplement de morceaux inédits, voire rares,  millésimés « 80’s ».

La plupart des artistes présents sur la compilation ont eu des carrières en dent de scie, certains se sont ensuite tournés vers l’indus (pas la vallée …), vers la scène expérimentalo – bruitiste, sans compter ceux qui ont « sombré » dans l’électronica pure et dure. Des artistes provinciaux pour la plupart (Marquis de Sade, Complot Bronswick, End of Data étaient les fers de lance de la scène rennaise, Kas Product se sont formés à Nancy, quant à Norma Loy, ils nous renseignent sur l’underground dijonnais à la fin du règne de Giscard …). 
Une compilation inévitable pour qui s’intéresse à ce qui s’est fait de moins consensuel, de plus audacieux, de plus jusqu’au-boutiste aussi sur la « p(l)anète rock », « notre » planète.
Compilation « ECHOLOCATION 1979-1998 >> 2004-2005  » chez OPTICAL SONG.

BIRDY NAM NAM

birdynamnam


N'en déplaise aux sceptiques, aux irréductibles de la musique dite "organique" (comprendre : avec de "vrais instruments-que-c'était-mieux-avant"), c'est d'électro dont il sera question ce mois ci dans cette rubrique.
"Birdy Nan Nan", c'est un collectif de 4 Dj's qui manie les platines avec goût et virtuosité ; et, tenez vous bien, ils font de la vraie musique avec de vraies émotions dedans ! Celles et ceux qui les ont vus ou entendus l'été dernier à la Vapeur de Dijon s'en souviennent encore...
Oh, évidemment, nulle chanson à texte, nul chorus épileptique de guitare de viendront parsemer l'écoute au demeurant fort agréable de ce CD qui, par ailleurs, est doté d'un DVD bonus qui permet de cerner au mieux le travail des "4 Dj's de l'apocalypse".
Affolants ces 4 là... à tel point qu'ils repoussent les limites de la création sonore pour un résultat tout bonnement inouï mais écoutable (contrairement à une bonne partie de la scène autoproclamée "electro-underground".
Une preuve ? notre animateur, pourtant rompu aux viscissitudes "progressivo-jazzistiques" n'en revient toujours pas.
Birdy Nan Nan, c'est de la musique et de la bonne !
A découvrir absolument.


 

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